mercredi 2 février 2011

Petit tour sur les hauteurs des Andes et joie et plaisir des pierriers !

Publié par Maille 


Bonjour, bonjour,

Au terme du dernier article nous nous aprétions a partir en découdre avec les montagnes environnantes pour une duree de 5 jours, c'était sans compter sur le leger "decalage" entre le guide de voyage et nous..


Nous voila donc partis la matin du premier jour et pour ne pas se fatiguer de trop mais surtout obtenir les plus belles vues on commence par 45 min dans des télésieges qui, je pense, dataient d'au moins 30 ans ! Nous voila arrivés sur les sommets prets a commencer la premiere journée d'environ 4 heures de marche. Et c'est la que commence le leger désaccord qui va m'opposer a Carolyn, la charmante trekkeuse professionnelle, auteur de notre guide "trecker in The Andes of Patagonia". Ce premier trek était, selon ses dires, de difficulté moyenne. HUMMM ! Premier petit décalage puisque je ne considere pas que marcher 4 heures dans un pierrier, avec option j'escalade quelques petits murs au passage, le tout avec une pente assez vertigineuse a votre droite, soit de difficulté moyenne. Mais bon les vues sont réellememt splendides et le soleil est de la partie donc tout va bien. Il suffit juste de ne pas regarder la pente mais bien les pierres sur lesquelles on marche. En regardant la pente je me dis "heureusement que je ne dois pas les descendre, je me demande meme si c'est possible en fait". Au passage la bouteille d'eau (UNIQUE bouteille d'eau) a sauté du sac de Vincent pour prouver que si si on peut la descendre mais pas sans mal (bouteille récuperée par Vincent mais vide et explosée). Malgré cela on est heureux de s'en mettre plein la vue ! Arrivés au col et redescente vers le refuge (assez vertigineuse également) avec un arret pour boire l'eau des glaciers qui reste a ce jour la meilleure eau qu'on ait eu l'occasion de boire ! Premiere nuit au refuge dans un cadre paradisiaque on reprend des forces.



Début du deuxieme jour annoncé par Carolyn de difficulté moyenne a difficile. On remonte tout ce qu'on avait descendu hier (de nouveau escalade avec sac) et la OH merveilleuse surprise, vous vous souvenez de la fameuse pente que je ne me sentais pas de descendre ? Et ben aujourd'hui il faut y aller ! Beaucoup beaucoup moins a l'aise que Vincent pour ce genre d'exercice, je me suis tout de meme lancée dans la pente. Ah la joie des pierres qui glissent sous vos pieds et qui viennent taper sur votre talon ! Mais au final cela se fait (Vincent de maniere beaucoup plus rapide et gracieuse que moi il faut le dire, et ralant aussi moins il faut l'avouer). OUF on arrive sur du plat, on pense alors que la partie difficile du trek est faite et on repart heureux. Il restait, toujours selon Carolyn, une seule difficulte un mur COURT a franchir avec UN PEU d'escalade avant de descendre tranquilement sur le refuge. Et la la rupture entre Carolyn et moi est definitivement consommée. Ce qu'elle omettait juste de dire c'est qu'avant de franchir le COURT mur il y avait deux enormes pentes bien raides a monter et sa descente tranquille vers le refuge était en faite une descente de 500 m environ toujours dans les pierres et toujours aussi raide ! Le petit plus ? des conditions météos affreuses avec pluie et rafales de vents qui vous collent contre la paroie (ce qui est toujours mieux qu'une rafale qui vous pousse dans le ravin !) Mais on arrive au refuge trempés mais heureux. Devant les conditions et mon envie de passer pour la premiere fois une nuit dans un refuge (au passage le pourcentage de chance que vous ayez un ronfleur dans le lot etant tres élevé, on ne passe pas les meilleures nuits de notre vie), on opte pour le dodo dans le chalet en bois. Et c'est a ce moment que le trek a ete raccourci de 2 jours. Le troisieme jour etait selon Carolyn réservé au trekeurs vraiment experimentés. Devant ce que nous venions de faire, nous avons jugé que je n'avais pas encore le niveau du trekeur experimenté et on a choisi un autre chemin. Le troisieme jour annoncé comme difficile par Carolyn etait censé se faire en 7 heures. Voici la réelle description de ce qu'elle appelle un treck difficile (selon les rumeurs entendues dans le refuge par differents groupes se demandant egalement s'ils allaient partir) : donc apparement il faudrait plus compter entre 8 a 12 heure de marche, sur un chemin non balise (des trekeurs se perdent regulierement), avec des plaques de neiges difficiles a passer avec un gros sac. La encore on est pas d'accord avec la notion de difficile ?

Donc nous sommes repartis sur le chemin facile pour nous arreter apres 5 h de marche dans un endroit idyllique pour passer notre nuit tous seuls au milieu de la nature (je rassure les amis de la nature on avait le droit). Pour rassurer Vincent et ne pas trop nous frustrer, on a vu tous les groupes hésitant prendre le meme chemin que nous. Au programme : toilette dans les eux fraiches de la riviere, feu de bois et bien sur notre traditionel riz sauce tomate ! Excellente nuit ! Le lendemain on a finit le trek par les 3 petites heures qui nous ont emmenées au camping, ou nous avons bullé au bord du lac jusqu'a aujourd'hui, jour de notre retour.


Et voila la session montagne est terminée. Nous sommes ravis de changer un peu de paysage et de nous diriger apres 2 jours et deux nuits de bus vers les chutes de Puerto Igazu a 3000 km d'ici.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Mai et Vince,
Vous aviez pris votre maillot de bain pour le lac?
Bisous
B.

Vincent a dit…

On a juste trempé les pieds... Mais c'est déja ca !!

Marie-Claire a dit…

Quand je vois un pic neigeux vantant l'eau de source de montagne sur une bouteille d'eau en plastique, je vois en filigrane le visage souriant de Maïté buvant l'incomparable eau pure du glacier!
Bises
Marie-Claire

Stéphanie B. a dit…

Moi je dis merci merci merci de nous faire partager vos expériences via ce blog, on n'y est pas mais on en prends plein la vue quand même avec ces magnifiques paysages, trop beau! C'est mon p'tit moment de détente quand je vais voir vos photos!Bizbiz
STEF

jeanine a dit…

Les veinards ! Quelle beauté ! On rêve tous de pierriers et de montées vertigineuses. Courage Vincent ! Finalement Maïté ne proteste que 20, 30, 50, 80 % ...du temps ? Je ne sais ce qu'il faut le plus admirer, les paysage, votre bonheur, où les nouveaux souliers de Maï. On se régale à vous lire. Vivement le prochain pierrier !